• OS 1 : Il pleut et coup de foudre ~

    Sous cette pluie , une jeune fille trempée jusqu'aux os marchait. Ses longs cheveux noirs glissaient sur ses frêles épaules. La nuit était tombée plongeant le monde dans les ténèbres. Aujourd'hui était un jour funeste pour cette demoiselle perdue dans ses pensées, elle était dans un monde différent de la réalité, un autre monde. Le monde des souvenirs...

    Elle traversait la route de goudron quand, deux lumières l'éblouirent. "Qu'était-ce?" Le bruit d'un moteur qui n'allait pas s'arrêter... Une voiture? "C'était donc mon tour?" Se demanda la jeune demoiselle. Et ses soupçons furent justes.

    Une voiture se dirigeait droit vers elle. Elle ne fit aucun mouvement, fixant de ses yeux océans les deux lumières qui se dégageaient des phares avant. Elle ne bougeait plus du tout. Etait-ce à cause de la pluie qui l'avait trempée?

    Ou bien.... La peur? La peur de quoi exactement? De mourir? Ou justement de continuer de vivre? Le véhicule n'avait pas l'air de vouloir laisser la vie sauve à la noiraude. Elle laissa tomber ses paupière attendant la mort l'emporte. Une douce chaleur l'enveloppait. "C'est donc ça de mourir? On est enveloppé dans une douce chaleur réconfortante?"

    Pourtant, ce n'était pas la mort. "Que c'était-il passé? J'étais prête à vous rejoindre à mon tour! " Pensa la demoiselle. Elle ouvrit les paupière laissant place à ses beaux yeux bleus. Une personne encapuchonnée la serrait. C'était donc cette chaleur qui avait empêché les ténèbres de l'approcher, de l'engloutir à son tour...La demoiselle ne se rendait pas compte de ce qu'il venait de ce passer.

    Elle avait attendu cette mort qu'elle pensait certaine et la voilà dans les bras d'une personne inconnue. En pleine nuit. Tout ce qu'il y avait de plus normal n'est-ce pas? La voiture s'arrêta et un homme sortit, paniqué à l'idée d'avoir blessé voir même TUÉ une victime innocente . La personne ayant sauvé la jeune demoiselle la lâcha et se remit debout. Le conducteur toujours les sens en alerte demanda plus qu'inquiet

    - Mademoiselle! Oh je vous en supplie dites moi que vous allez bien! Je ne vous ai pas touché au moins? Vous vous sentez bien? Je suis vraiment désolé! Dit le vieux bonhomme

    La demoiselle en question se reprit plus où moins.

    - Ne vous excusez pas c'est de ma faute je n'ai pas fait attention. Assura la noiraude

    Le conducteur affolé se tourna vers l'inconnu.

    - Et vous jeune homme vous n'avez rien? Questionna le bonhomme paniqué certes moins mais quand même.

    "c'était donc un garçon" pensa la demoiselle

    - Moi. Non j'ai rien. Affirma celui-ci

    "Cette voix... Serait-ce "lui" mon sauveur...?" se demanda intérieurement la "victime".

    - Encore une fois je suis désolé. Déclara-t-il

    L'homme après s'être excusé plusieurs fois s'en alla laissant les deux jeunes gens seuls. Un silence lourd pesait, il fut brisé par le mouvement du jeune homme qui s'approcha de la demoiselle toujours sur le sol froid et lui tendit sa main.
    Elle le connaissait. Elle reconnaîtrait sa voix grave mais douce entre mille. Elle rejeta la main qu'il lui tendait. Cette main pourtant si chaude, qui l'avait sauvée de l'enfer.

    Celui-ci, n'aimant pas se faire jeter de la sorte, se mit à la hauteur de la jeune noiraude et lui prit le menton, il devait être sur que ce n'était pas celle qu'il pensait. Il lui releva le visage et lui écarta quelques cheveux qui cachaient le visage de la jeune femme, ainsi que ses yeux bleus comme un ciel d'été sans nuages pour tout gâcher. La surprise se lit dans les yeux chocolat du jeune homme.

    - Usami?! Qu'est c'que tu fais dehors à une heure pareil ?! S'exlama-t-il

    - Je rentre chez moi. Déclara simplement la dénommée Usami.

    - Par ce temps ! Questionna le garçon. Que faisait elle dehors en pleine nuit sous cette pluie? Pensa-t-il

    Usami ignora sa question. "Oui par ce temps! Et alors?" avait-elle envie de hurler. Mais elle se contenta simplement d'un merci. Même si elle avait été prête à affronter son destin. Il la retint par le poignet alors que celle-ci partait et l'embarqua avec lui, l'endroit? Lui seul connaissait leur destination.

    Le contact entre le poignet d'Usami et la main chaude de son sauveur, lui avait fait sentir un frisson qui parcourrait sa colonne vertébrale. Un choc électrique. Il avait la main chaude alors qu'elle était totalement gelée.

    Kyou. Il se nommait Kyou. Il était un garçon de sa classe ainsi que le frère d'une de ses amies Kaori. Tous deux ne se supportaient pas, ils se disputaient à longueur de journée. Mais ne dit-on pas que toutes les histoires d'amour commencent par une dispute?

    Pour Usami comme pour Kyou, cela ne voulait ABSOLUMENT RIEN dire. Ils se comparaient à l'huile et l'eau, le feu et la glace. Ils étaient d'après eux IM-COM-PA-TIBLES. Ils ne s'aimaient pas et ne s'aimeront jamais.

    Tous deux se connaissent depuis trois ans. Trois ans qu'ils doivent se supporter, être dans la même classe qu'une personne que vous haïssez,vous comprenez que ce n'est pas la meilleure chose qu'il vous soit arrivé. Pourtant, ces derniers temps tous deux ressentaient un petit pincement au cœur, l'envie de voir l'autre où simplement d'être ensemble.

    Devant un immense immeuble qui semblait être gris comme les nuages qui cachaient la lune ainsi que les étoiles qui d'habitude, étaient resplendissante. Le jeune homme aux cheveux châtains foncés ouvrit la porte du bâtiment.

    - Lâche moi , j'aimerai rentrer ! Hurla une demoiselle.

    - Oui oui c'est ça. Répondit Kyou ne lui accordant pas plus d'intérêt. A l'intérieur, la demoiselle le faisait ralentir, il s'arrêta net, se tourna vers la jeune femme et il lui lâcha le poignet.

    - Merci ! Cria celle-ci.

    Soudain, elle sentit de la chaleur sous ses jambes et dans son dos. Avec beaucoup de chance ils étaient quand même arrivés au 5eme étage. C'était assez miraculeux étant donné qu'elle ne cessait de hurler et de bouger dans tous les sens.
    Evidement Usami a veillé à ce que toutes les personnes vivant dans cet immeuble soient au courant. Kyou désespéré du vacarme lâcha un soupire en se disant qu'il finirait par la faire taire à sa manière quitte à s'en prendre une après.

    - Laisse-moi redescendre espèce d'idiot !!! Hurla une fois de plus Usami

    - T'es sur ? Tu sais qu'on est au 5ème étage .... Affirma Kyou

    Miraculeusement la lycéenne ne rajouta rien mais resta tout de même bien frustrée de ne pouvoir lui faire ravaler ses paroles! Par ailleurs son camarade fut assez fier de l'effet qu'il avait produit. Il avait enfin le silence et il ne put empêcher un sourire malicieux sur ses lèvres.

    Une fois à l'intérieur de son appartement plus propre que ce à quoi s'attendait la demoiselle. Il traversa un long couloir tourna à droite puis la déposa sur un canapé noir en cuir, il était assez long. Quelques coussins tout aussi noirs trainaient par ici par là. Malgré ce petit détail, le reste de ce qui semblait être le salon était plutôt bien rangé. Usami était assez étonnée, de plus le salon était déjà bien grand.

    Au milieu une petit table basse était posée, celle-ci étant très simple. La table était rectangulaire et en deux parties, une au sol, dessus il y avait quelques décorations elles aussi très simples, et une au dessus soutenue par des pieds de couleur gris. Elle était tout aussi noire que le canapé.

    La demoiselle observa le sol il était couvert d'un tapis gris orné de dessins, cela ressemblait à des fleurs mais Usami n'en n'était ABSOLUMENT PAS sure. Elle pensa alors que le sofa sur lequel elle était assise faisait vraiment mal au derrière et elle ne put s'empêcher de le faire remarquer à son camarade.

    - Ton canapé est très inconfortable se plaignit soudain la demoiselle.

    - La salle de bain est par là. Pointa kyou en soupirant. Et si t'es pas contente tu te poses sur le tapis. Et si le tapis te convient pas t'as qu'à te poser sur le sol tout court ajouta-t-il.

    - Premièrement : Je n'ai pas de vêtements de rechange ! Deuxièmement : Je ne suis pas un animal pour me mettre sur le tapis où sur le sol ! S'exclama l la noiraude

    - T'es vraiment bruyante comme fille... Soupira le lycéen lassé de ce remue ménage. Pour répondre à ton premièrement : Va dans la chambre de ma sœur t'as qu'à chercher quelque chose qui peut aller. Enfin je doute avec tout ce que tu engloutis... Il s'arrêta un petit instant puis poursuivis. Et j'te préviens elle met que du court. Mais ça tu le sais déjà.... Il fit une petite pause avant de continuer. Et pour ton deuxièmement si tu veux pas te poser sur le tapis ou sur le sol tout court tu arrêtes de te plaindre de mon canapé. Termina Kyou

    Après ça il s'en alla vers une salle pas loin, sûrement vers la cuisine. Usami désormais seule dans le salon sentit la colère monter en elle. Comment osait-il lui dire indirectement qu'elle était grosse?! Elle n'était pas grosse, à chaque tour chez l'infirmière scolaire, celle-ci lui confirmait qu'elle était bien dans la courbe... Simplement comme tout le monde elle avait un petit péché, elle était juste un peu gourmande et ne résistait jamais à une petite sucrerie...

    Il le paierait confirma-t-elle avant de se diriger vers la chambre de Kaori. Elle ouvrit l'armoire et trouva évidement plusieurs tenues différentes. Allant de l'uniforme scolaire à la robe de soirée...
    Elle possédait tant de vêtement pensa la jeune femme. Comment arrivait-elle à tout faire rentrer? Usami chercha quelque chose de pas trop court qui lui irait ne trouvant rien elle retourna voir Kyou, qui était désormais devant la télé.

    - Kyou... Prononça la demoiselle. Le concerné l'ignora avec classe... "Non mais quel culot!" pensa Usami. Elle se mit devant la télé l'empêchant ainsi de voir. KYOU! reprit-elle de manière à ce qu'il la regarde.

    -QUOI? Demanda celui-ci en croisant son regard, il vit d'ailleurs une flamme ardente brûler. Elle allait réellement le rendre dingue...

    - Passe-moi un de tes t-shirt s'il te plait. Demande gentiment la noiraude.

    Il toussa fort et répondit sur un ton sérieux.

    - Et puis quoi encore ? J't'ai dit où trouver des habits alors débrouille toi.
    Déclara celui-ci


    - Je refuse de mettre les habits de Kaori! Ils sont trop courts. Aller s'il te plait supplia-t-elle

    - Dit plutôt que tu rentres pas rigola le brun. Bon ramène toi termina-t-il en se levant du canapé. Elle le suivit tout en se rendant compte de la tenue de son camarade. Où était son haut? Pourquoi n'en avait-il pas mit un autre? Se demanda la noiraude. Il était beau mais ça, elle ne le lui dira jamais. Ca lui ferait trop plaisir de savoir qu'il lui faisait de l'effet. Mais ça ne l'empêchait tout de même pas de le dévorer des yeux.

    Après lui avoir passé un t-shirt et un short, la demoiselle alla vers la salle de bain. Elle se sépara de ses vêtements, se mit dans la douche et fit couler de l'eau chaude sur elle. Elle se détendit, honnêtement qui n'est jamais resté plus d'une heure sous la douche à sentir l'eau chaude couler le long de la peau la réchauffant au passage?

    Usami finit après un certain temps par sortir de la douche. Elle s'habilla et se contempla dans la glace en face d'elle. " Je ne suis pas grosse! Zut alors! Il m'énerve" pensa fort Usami espérant ainsi que ses pensées atteindraient ce qui lui servait de "sauveur".

    Elle porta ensuite son attention sur ce qui lui recouvrait le corps, cachant ses belles formes au monde. Les habits de Kyou étaient trop grands pour la demoiselle mais elle se remonta le moral en pensant que c'était mieux que les vêtements de kaori. Elle se dirigea ensuite vers le salon serviette en main.

    Son regard fut tout de suite attiré vers la fenêtre. Ell s'y dirigea en posant sa serviette sur le rebord du canapé. A travers la vitre transparent elle observa le ciel. Le temps était encore plus déprimant qu'avant. C'était le déluge.

    Ca la rendait mélancolique, encore plus qu'elle ne l'était déjà. "Le jour où vous êtes morts, il pleuvait aussi. Etait-ce un avertissement? Un signal? Un moyen pour dire "aujourd'hui quelqu'un mourra. Fais attention cela pourrait être toi". Qu'est-ce que cela signifiait?" pensa la demoiselle en son fort intérieur.

    - Ahhhhhh t'as ENFIN fini soupira le brun revenant probablement de la cuisine ou autre, il sortit sa camarade de ses pensées.
    - Oui fut la seule réponse donnée par la noire. Mais ce fut un oui si désespéré, si triste, si vide de sentiment...

    Kyou se leva et se dirigea vers Usami, ramassant au passage la serviette qu'elle avait laisser sur le divan. Elle se tourna et le vit en face d'elle. Elle fut surprise quand il commença à lui sécher les cheveux. Ses longs cheveux noirs qui lui tombaient sur les épaules.

    Dans le silence qui régnait dans la salle seul les battements endiablés des deux cœurs des lycéens résonnait. Une flamme nouvelle naissait dans leurs yeux pétillants, un amour intense, indescriptible. Une envie ne cessant de grandir. Un sentiment nouveau, chaud, enivrant.

    "Depuis quand il prenait soin des autres?" pensa la noiraude. Il s'arrêta et la regarda dans les yeux. Son regard chocolaté profondément ancré dans celui océan de la demoiselle, il la dévorait des yeux. Quand il vit ses fines lèvres rosées légèrement bleues à cause du froid, l'envie de les capturer afin de leur redonner une couleur un peu plus chaude, et par la même occasion de connaitre leur goût l'envahit.

    Il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Il vit alors les joues de sa camarade se colorer. En temps normal il prendrait un malin plaisir à la taquiner mais là, sur le coup il la trouvait... Mignonne? Il devait se reprendre avant de réellement craqué. Il lui mit alors la serviette sur le visage et s'éloigna.

    - Tu peux même pas te sécher les cheveux sans moi. Déclara-t-il en soupirant

    - Comment ça "sans moi"? Se demanda la fille sur le point de péter un câble. Grrr je t'ai jamais demandé de faire quoique ce soit! Hurla-t-elle avant de se diriger vers le sofa inconfortable où elle s'installa tout de même.

    - Au fait où t'étais avant que je te trouve ? Questionna le brun curieux

    - J'étais au cimetière je suis allée voir mes parents, ma sœur et mon frère. Ils sont morts il y a 6 mois. Mais qu'est c'que ça peut te faire? Demanda-t-elle. Ca ne changera rien, et je ne veux pas de ta pitié surtout pas la tienne. Termina-t-elle en replongeant dans ses souvenirs. Ses yeux bleus pétillants de chagrin, son regard vide d'émotion tout comme sa voix qui n'était que le reflet de toute sa tristesse . La lumière s'éteignit.

    - Ra ... rallume la lumière. Reprit Usami une pointe de peur dans la voix.

    - J'aimerai bien mais c'est tout bonnement impossible. Répondit Kyou en commençant à bouger. Tout doucement il se dirigea vers le canapé pour s'y asseoir à son tour

    - Ahhhhhh! Hurla la lycéenne effrayée tout en frappant la"chose" qui l'avait touché

    - Hééé c'est que moi se défendit Kyou

    - Tu m'as fait peur abrutis! Accusa-t-elle. Met de la lumière... S'il te plait! Supplia Usami en s'agrippant au jeune homme

    - Je te l'ai dit je peux rien faire.

    - Utilise ton portable mais laisse-moi voir autre chose que...l'enfer... Demanda-t-elle impuissante

    - Mon portable charge dans ma chambre. Enfin il chargeait. J'peux aller le chercher il tiendra quelques heures peut-être déclara-t-il en se levant

    - Non! Dit précipitamment Usami. Reste... Reste! Supplia la noiraude en frappant contre le torse du brun.

    La pluie tombait de plus en plus, toujours plus fort,il y avait des éclairs. Soudain le bruit du tonnerre retentit. On aurait dit que quelqu'un se défoulait pour évacuer sa colère. La faucheuse serait fâchée? Tout ça était ridicule.
    Kyou retint les petits poings de la noiraude l'empêchant ainsi de continuer à le frapper. Un nouveau grondement. Il sonnait comme une menace aux oreilles d'Usami qui supplia Kyou des yeux. Tous deux ne voyaient rien, mais le brun entendit l'appel à l'aide de la demoiselle. Il la serra fort contre lui.

    - J'te lâcherai pas t'inquiète. Calme toi. Lui susurra-t-il au creux de l'oreille de sa voix grave mais douce et réconfortante.

    Elle se mit à trembler. Depuis que sa famille était morte sous une pluie identique à celle d'aujourd'hui, elle la craignait. Et le fait qu'elle avait failli finir en crêpe n'arrangeait rien.

    La peur, cette émotion était tellement détestable. Elle nous rendait si impuissant, si vulnérable à la vue des autres. Usami, en ce moment même était terrifiée, la peur avait envahit tout son corps, elle s'agrippait du mieux qu'elle le pouvait à Kyou. S'y cramponnant comme à une bouée de sauvetage.

    Oui Kyou était comparable à une bouée qui vous sauve la vie, mais elle s'y tenait aussi par peur qu'il disparaisse. Tant de personne ont disparu juste sous le nez de la demoiselle, les uns après les autres ils s'étaient envolés vers un autre monde.

    Et cela à chaque fois que la lune était pleine, mais des nuages sombres venaient la cacher à chaque fois, puis la pluie tombait à petite gouttes puis de plus en plus, et de plus en plus fort. Un déluge. Puis venait les coups de tonnerres les éclaires déchirant le ciel à chaque instants.

    Le jeune homme la sentait collée à lui, toute tremblotante, jamais il ne l'avait vu dans un tel état. Jamais il ne l'avait vu si affaiblie, si vulnérable... De plus tout ce qu'il pouvait faire c'était ne pas la laisser.
    C'est tout ce qu'elle lui avait demandé. "Reste....Reste!" lui avait elle demandé en criant, il les avait vu juste avant. Ces petites larmes prêtent à perler sur ses joues colorées. Il les avait vu, il avait vu les yeux de sa camarade pétiller.
    Que pouvait-il faire? Déjà, il devait se retenir de lui sauter dessus pensa celui-ci. Mais la jeune femme ne lui facilitait pas la tâche, elle était tellement agrippé à lui.

    Il ferma les yeux espérant se calmer. Malheureusement pour lui, les lèvres si bien dessinées  de la lycéenne, qu'il avait bien détaillé plus tôt apparurent. Quand il les avait vu, une envie intenable de les goûter l'avait prit.

    Il rouvrit les yeux et n'y tenant absolument plus il scella ses lèvres à celles de la jeune femme. Découvrant ainsi la saveur des fines lèvres d'Usami. Un goût qu'il trouva légèrement sucré, fruité. Pour le moment il ne songeait pas à ce qu'il pourrait lui arriver après.

    Il était trop concentré sur les lèvres de sa camarade. Non seulement elles avaient une excellente saveur mais elles étaient aussi douces, il en profita pour passer sa langue le long de la lèvre inférieure de la demoiselle qui ne bougeait toujours pas.
    Ses petites mains accrochées au haut du jeune homme se desserrèrent, cette sensation, ressemblait à quelque chose de doux, de bon comme du miel... Elle tenta de prendre le contrôle de son corps et de le repousser mais elle échoua. La douce caresse de la langue du lycéen sur sa lèvre lui fit perdre toute sa raison, elle ne put résister plus longtemps.

    La lumière revint, le noir des ténèbres était parti. Enfin elle pouvait voir, elle pouvait à nouveau voir et détaillé toute la pièce ainsi que le jeune homme, qui sur le coup lui avait tout de même fait rater un battement. Au moment même où la lumière était revenue, il lâcha les lèvres de la demoiselle et planta son regard chocolat dans celui océan de sa camarade.
    Elle resta bloquée, et son cœur qui ne cessait de battre la chamade... Usami était perturbée par ce sentiment qui prenait petit à petit place tandis que Kyou commença à se demander s'il n'avait pas craqué sur elle.

    "Non impossible" se dit-il essayant de se persuader. Elle était belle oui... Mignonne aussi... Son corps de déesse ne le laissait pas indifférent.... Ses lèvres... Ahhh cette source de plaisir.... Il voulait s'en emparer encore une fois. Mais tout cela ne voulait RIEN dire pour lui. Ils se détestaient! Il ne pouvait pas l'aimer et c'était tout aussi évident pour elle!

    Alors pourquoi l'avoir embrassée? Pourquoi son corps ne le laissait pas indifférent?  Il finit par se dire qu'il était -ne l'oublions pas- un garçon et que c'était pour lui naturel d'être attirée par les filles. Alors pourquoi avait-il ce pincement au cœur quand elle était trop près d'un autre garçon que lui?

    "Je vais devenir fou!" pensa-t-il. La demoiselle de son côté reprenais peu à peu ses esprits. Il venait de...l'embrasser? se demanda la lycéenne. Peu à peu elle s'en rendit compte et sa colère explosa. La voyant venir avec ses petits poings -qui faisaient tout de même très mal- le jeune homme la fit reculer jusqu'à tomber sur le canapé noir. Il la surplombait de tout son corps, elle n'avait aucun moyens de sortie bien que ce ne soit pas son intention.
    - Lâche-moi, TOUT DE SUITE ! Hurla-t-elle

    "Quel caractère..." pensa Kyou. Si tu te calmes, alors oui je te lâche déclara celui-ci

    La demoiselle sentit le rouge lui monter "Se calmer? Il veut que je me calme?!"

    - Me calmer?!
    Demanda la lycéenne hors d'elle. Tu veux que je me calme après ça?! Et puis quoi encore ?! Lâche-moi ! Termina-t-elle.


    - Ca avait pas l'air de te gêner pourtant....
    Fit remarquer le brun.


    "C'est vrai, ce baiser avait été plutôt agréable..." se dit intérieurement la noiraude. Sur le coup il l'avait réconfortée. Il lui avait fait oublié l'espace d'un instant ce qu'il lui arrivait...

    "MAIS NON CET IDIOT DE KYOU N'AVAIT PAS LE DROIT !"
    Tenta de se persuader intérieurement la demoiselle. Ne pouvant nier cette affirmation elle ne répondit rien.


    Soudain le tonnerre retentit à nouveau. Des éclairs déchirèrent le ciel couvert de nuage gris. A nouveau l'ombre, l'enfer. La réaction d'Usami fut immédiate elle s'agrippa à nouveau au jeune homme contre qui elle hurlait quelques temps plus tôt. Il lui fallait une présence humaine, et en ce moment, la seule personne étant vivante, c'était lui.

    - Décidément. Soupira Kyou en caressant délicatement les longs cheveux ébènes d'Usami. Endors toi... Si tu te reposes tu n'y feras plus attention. Ajouta-t-il

    Elle le regarda, "ne pars pas" disaient ses yeux bleus "ne me laisse pas seule s'il-te-plait". Ses deux billes bleues parlaient pour elle, tout ce qu'elle ne voulait pas demander par la parole, ses yeux océan le demandaient.

    - J'irais nul part t'inquiète...

    Il parlait calmement, avec une douceur qu'elle ne lui connaissait pas. Il était si tendre, il ne se plaignait pas de devoir la garder. Il la rassurait, à ce moment là demoiselle regrettait toutes leurs disputes, tous ces moments où ils disaient qu'ils se haïssaient.

    La noiraude regrettait tout. Elle avait beau le nier de tout son être, elle avait bel et bien des sentiments pour le brun. Alors que sa tête hurlait que c'était impossible, son cœur, lui battait à tout rompre et lui faisait comprendre que au contraire TOUT était possible. Qui aime bien châtie bien non?

    Elle se laissa bercée par la chaleur qui émanait du corps du brun. Elle finit par s'endormir toujours accroché au jeune homme. Ce dernier la prit et remarqua que malgré le fait qu'il lui disait souvent qu'elle était grosse pour se moquer, elle ne l'était pas. Elle avait une belle taille fine etc... Elle était encore plus légère que ce qu'il pensait.

    Il la déposa doucement sur le lit, et au moment où il voulu se lever, la noiraude ne semblait pas vouloir le lâcher. Etait-elle encore consciente? Il était bien bloqué. Il profita de cet instant pour détailler encore plus cette demoiselle à fort caractère. D'ailleurs en étant endormie, elle semblait si détendue, si zen... Il se demandait même s'il s'agissait vraiment d'Usami.

    Endormie, elle était comme un ange tombée du ciel. Elle paraissait plus belle, moins bruyante, oui vraiment moins... Quelques mèches de cheveux lui chatouillèrent le nez. Il approcha son visage plus près encore. Il cacha son visage dans le cou fin et appétissant de la demoiselle endormie. Il s'enivra du doux parfum de la lycéenne.
     
    Puis il finit par se coucher à côté de la belle endormie. Celle-ci tourna son visage vers celui de jeune homme et il recommença à détailler son visage, il passa un regard sur les yeux fermés de la noiraude, de son nez, ses joues et arriva enfin à ses lèvres, d'où un petit "Kyou..." presque inaudible s'échappa.
     
    Il occupait donc les pensées de la lycéenne. Il aurait pu se retenir de l'embrasser pendant son sommeil... Mais comment pouvait-il résister alors qu' elle venait de prononcer doucement son prénom? Et n'oublions pas que le corps de la noiraude le collait!
     
    Et ses petites mains qui l'accrochaient fermement ne le laissait pas de marbre, sa peau, elle paraissait si douce... Et ses lèvres pourquoi les avait-elle entrouvertes? Pourquoi?! Il les observa avec envie, résister. Il devait résister!

    Une des mèches tomba sur le visage endormi et serein de la demoiselle. Il l'écarta, simple réflexe et au moins si elle ouvrait les yeux il aurait une excuse. Il lui caressa ensuite la joue, toujours en essayant de résister.
     
    Mais.. Sa raison gardera-t-elle le pouvoir? Où ses envies -et sentiments au passage- prendront le contrôle? Il s'approcha plus près encore. Le souffle chaud de la lycéenne le chatouilla. Leurs souffles se mélangèrent, puis il colla son nez à celui de la belle endormie.
     
    Pour terminer il déposa ses lèvres sur celle de sa camarade. Il n'avait pas résisté, il avait pourtant essayé... Finalement il s'endormit à son tour en la passant un bras possessif autour de la fine taille d'Usami.

     

     

    ~~~

     


    Le soleil caressa la peau légèrement bronzé d'un jeune homme plutôt bien battit. La journée précédente avait été déprimante, mais comme qui dirait après la pluie vient le beau temps. Au printemps c'était souvent ça, la pluie, le soleil, le soleil, petite averse etc...
     
    Dans son lit bien douillé, le lycéen se tournait sans arrêt. La douce chaleur qui lui caressait la peau l'empêchait de retrouver le sommeil. Il finit par ouvrir les yeux et sa première pensée fut "Usami avait disparu."
     
    Mais son doux parfum était resté. Il se leva pour entamer une nouvelle journée. Le week-end passa rapidement, généralement Kaori ramenait la lycéenne ici - de force entre nous- pour passer la journée ensemble. Mais pas cette fois... Elle avait réussis à repousser "l'invitation" de la demoiselle?
     
    Lundi, Kyou remarqua que la noiraude avait l'air de penser. Elle était perdue loin du monde. Il ne pouvait s'empêchait de la regarder, de se demander pourquoi elle éviter de le croiser. Tout ça le rendait dingue. Elle ne lui parlait plus et il n'en connaissait même pas la raison exacte. A la pause de midi, il la dévorait à nouveau des yeux ce qui n'échappa pas à l'ami du brun.

    - Alors t'as craqué sur Usami où quoi? Demanda le blond sur un ton moqueur, sachant très bien que les deux jeunes gens ne se supportaient pas. Le jeune homme lui lança un regard noir. Avant de continuer de manger tout en ne perdant pas de vue "sa" lycéenne. Le blond reprit sur un ton plus sérieux

    - Vu ton regard, il s'est passé quelque chose...

    - Absolument pas. Affirma le brun se remémorant la soirée passée avec Usami. Mais son "Absolument pas" avait été trop rapide... et très, même trop suspect. La réponse évidente d'une personne qui cherche à cacher quelque chose.

    - Hm mouais... Soupira l'ami peu convaincu -du tout-. N'empêche tu peux pas dire le contraire , Usami est plutôt mignonne, belle, et en plus bien formée... Alléchante non? Questionna Aku

    Tout se passa alors rapidement. Aku vit le poing du brun s'écraser sur son visage puis sortir du réfectoire en colère. Usami avait comme tout le monde assistée à la scène... Tandis qu'elle continuait de manger Kaori lui avait affirmé que le sujet de conversation des deux camarades, c'était elle.
     
    Kaori, sœur de Kyou, n'était pas si différente physiquement à un détail près, -brune, et seule différence ses yeux noir comme l'onyx- elle  avait déjà essayé d'engager la conversation sur ce sujet qui n'était autre que Usami.
     
    La lycéenne savait que ce sujet (qui était son amie) était le point faible de son frère, une corde assez sensible chez ce dernier.... La sœurette de Kyou lui racontait souvent les déclarations qu'Usami recevait ce qui avait pour habitude de le mettre hors de lui. On pouvait dire que Usami était un sujet tabou. Très vite la journée passa , puis les semaines passèrent puis finalement les mois.

    Couché sur un canapé noir qu'une certaine demoiselle avait qualifié d'inconfortable, Kyou pensait toujours à cette stupide soirée. Depuis ses pensées étaient encore et toujours tournées vers la même personne. Trois mois. Trois moi que les deux lycéens ne s'étaient plus parlés.
     
    "Si long." pensa le jeune homme couché. Que ce passait-il dans sa tête? C'est une bonne question... Toutes les fois où il avait essayé de parler avec la noiraude, cette dernière l'esquivait. Pourquoi? C'était la seule question dont Kyou voulait la réponse.
     
    Le fait de ne plus lui parler comme d'habitude, l'avait bien affecté et beaucoup plus que ce qu'il avait imaginé. La porte s'ouvrit soudainement. Sortant le brun de ses pensées. Sa sœur entra. Elle avait l'air pressé.
     
    Le lycéen allait dire quelque chose et se stoppa en croisant "son" regard océan... Kaori tenait la main d'Usami, l'espace d'un instant tout se stoppa. Il n'y avait qu'eux tout le reste n'existait pas. Mais l'instant fut court. Très rapide. Beaucoup trop même surtout au goût du lycéen. La noiraude détourna instantanément le regard pendant que Kaori la trainait jusque sa chambre.

    Elle ne voulait pas le regarder en face. Depuis "cette" nuit, elle ne savait plus quoi pensé de son camarade de classe. Il ne l'avait pas laissée indifférente, et se réveiller dans le même lit que lui...
     
    Elle avait préférée l'éviter trouvant toujours un prétexte pour ne pas le croiser. Quelques minutes après Kaori sortit en poussant Usami hors de la chambre. La brune tenait deux sacs.
     
    " Qu'est-ce qu'il se passe?" se demanda Kyou en les voyant ressortir. Et il eut rapidement sa réponse.
     
    - Bah c'est simple on va à la plage. Répondit sa sœur à sa question muette.
     
    Elle le prit par le bras et Usami adossée à un mur, continuait de pensé qu'elle devait s'enfuir et s'enfermer dans son appartement jusqu'à la fin de ses jours. Elle fut rapidement sortie de ses idées par le regard noisette du jeune homme.
     
    La sœur de ce dernier était assez fière de son coup. Elle était une fanatique de mode, et mis à part cela elle A-DO-RAIT mettre ses amis en couple! Son plus grand rêve après tout le reste? Caser son frère avec quelqu'un et le mieux c'était qu'il soit avec... Usamiiiiiii! Bah oui quand même !
     
    Son visage si près de celui de la noiraude. Elle stoppa sa respiration, le souffle chaud du lycéen la chatouillait. Elle était comme prise au piège. La demoiselle priait pour que quelqu'un lui vienne en aide. Étonnamment le brun se poussa pour la laisser passer. Son appel à l'aide, l'avait-il vu?

    A la plage, ils rencontrèrent Aku. Les deux demoiselles s'étaient assises sur leurs serviettes. Usami restait toujours aussi loin de la réalité. Une fois encore hantée par un souvenir. Certes celui-ci n'était pas un mauvais souvenir... Non loin de là elle avait appréciée ce moment passée avec le brun. Simplement elle ne savait plus quoi penser.
     
    Ils se détestaient. Et Kyou était un coureur de jupons, alors pourquoi se prendre la tête? Elle prit le sable chaude dans une de ses mains et le laissa glisser tout doucement. Elle n'avait été qu'une conquête parmi d'autres. Mais passer à autre chose était plus facile à dire qu'à faire....

    Son amie assise elle aussi observait les deux garçons dans l'eau. L'eau qui paraissait bleu et qui pourtant était simplement transparente. Elle se leva et proposa à Usami de se promener, cette dernière refusa. Kaori n'essaya pas de la forcer. Elle savait très bien que la noiraude viendrait toute seule et rapidement.
     
     
    La brune ne savait pas ce qu'il c'était passé le soir où elle n'avait pas été chez elle. Mais elle savait pertinemment qu'il y avait eu quelque chose entre son frère et son amie.
     
    Elle l'évitait sans cesse, elle se demandait pourquoi mais n'avait encore rien demandé à la demoiselle aux yeux océans. Elle trouverait un moyen de les forcer à se parler et ça peut importe le prix.

    Le frère de la brune se décida à enfin sortir de l'eau laissant Aku chercher des glaces. L'eau était très bonne. Pas froide du tout, juste la bonne température. Il vit sa sœur se lever, c'était surement le meilleur moment pour mettre toute cette histoire au clair avec Usami. La demoiselle leva la tête et vit le jeune homme venir. Elle se leva
     
    - Kaori ! Attend-moi ! Hurla-t-elle. Une fois de plus elle l'esquivait. Il avait l'impression qu'elle lui échappait. Enfin oui, à chaque fois qu'il s'approchait et qu'elle était seule elle s'échappait.
     
    "Tant pis..." pensa le jeune homme. A la fin de la journée, ils se décidèrent enfin à rentrer. Sur le chemin, Kaori prit Aku par le bras.
     
    - On va vous laisser! Déclara la brune. Usami la regardait d'un air suppliant, celui-ci disait "je t'en supplie non!"
     
    - On va faire quelques courses ajouta Kaori. En embarquant Aku qui ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Si Usami évitait son frère, elle l'obligerait à rester avec lui! D'ailleurs ce dernier, soupira et continua à avancer. Sa sœur était vraiment imprévisible.
     
    Un silence, très lourd était installé entre les deux lycéens. La demoiselle, se disait que son amie le regretterait de l'avoir laissée seule avec son frère alors qu'elle savait que la noiraude l'évitait.
     
    Et Kyou de son côté cherchait quelque chose à dire. Puisqu'ils étaient seuls autant mettre tout ça au clair. Et puis cette fois la lycéenne ne pourrait pas l'esquivait. Néamoins, il ne savait pas quoi dire. Il finit par déclarer.
     
    - Tu sais que tu m'en dois une.
     
    Au son de sa voix Usami frissonna. Si longtemps qu'elle ne l'avait pas entendu.... Cette voix qui l'avait rassurée cette nuit là. Cette voix qui hantait ses nuits. Comment avait-elle pu l'éviter? A ce moment elle était prête à craquer n'importe quand, mais elle se reprit.
     
    - Qu... Quoi?! Et depuis quand ?!! Demanda cette dernière estomaquée. Elle connaissait parfaitement la réponse à sa question.
     
    - Depuis ce jour là , c'est à dire il y a trois mois. Répondit le brun
     
    Elle savait parfaitement. Qu'elle lui en devait une... Non pas seulement une.... Une pour l'avoir sauvé de la mort, une pour l'avoir emmenée dans un abris proche, une pour lui avoir prêter des vêtements, une pour l'avoir rassurée et une pour l'avoir gardée...
     
    - Je ne t'avais rien demandé ! Affirma cette dernière pour sa défense.
     
    Ils s'arrêtèrent à un passage piéton. A nouveau le souvenir de cette nuit. Elle s'en rappelait parfaitement. Que ce serait-il passé s'il n'avait pas été là? La réponse elle la connaissait parfaitement... Et elle préférait ne pas y penser.


    Tandis qu'elle reculait de la route grise, elle se fit bousculer et se retrouva sur cette dernière. Elle se mit à trembler. Elle avait perdu tout le contrôle de son corps. Finalement la mort pouvait aussi l'avoir pendant une journée aussi ensoleillée?
     
    Tout ça l'effrayée. Heureusement pour elle, il avait réagit à temps, il la tira jusqu'à la coller à lui. Malheureusement, le portable de la demoiselle n'avait pas eu la même chance et fut éjecté au milieu de la route grise.
     
    - Mon...Portable... Chuchota la noiraude
     
    Elle tomba à terre tremblante. Dire qu'il y a quelques instants elle était à la place de son portable.... Kyou la lâcha et commença à avancer vers le portable. La vue qui s'offrait alors aux yeux bleus de la lycéenne la mit dans un second état. Elle se mit à hurler le prénom du lycéen. Ca c'était passé si rapidement.
     
    Des larmes commencèrent à perler le long des joues d'Usami. Il y a quelques mois c'était elle qui était au milieux de la route éblouit par les phares d'une voiture.... Attendant la mort les bras ouverts. Mais lui il ne pouvait pas finir comme ça! Il ne pouvait pas! Il n'en avait pas le droit.... d'après elle.
     
    On pouvait tout lui enlever mais pas lui! Qu'on prenne sa vie à elle plutôt qu'à lui pensa la lycéenne les yeux inondés. Heureusement le véhicule s'arrêta à quelques centimètres du jeune homme. Il ne l'avait pas touché. Après quelques minutes où le conducteur demandait au lycéen s'il allait bien... Ce dernier revint près d'Usami qui fut soulagée.
     
    - Espèce d'idiot , débile , crétin , c.... insulta la demoiselle toujours les larmes aux yeux.
     
    Il la stoppa en mettant sa main devant sa bouche
     
    - J'ai compris... affirma ce dernier.
     
    Elle le serra contre elle comme pour vérifier qu'il était réel. Portait-elle la poisse? Etait-elle signe de malheur? Toute sa famille était morte en sa présence et elle n'avait rien pu faire... Est-ce qu'elle attirait les problèmes? Pourquoi ne pouvait-elle pas épargner ses proches? Pourquoi était-ce toujours eux qui la protégeait?
     
    - Maintenant tu m'en dois deux. Affirma Kyou en la serrant à son tour
     
    - C'est tout ce que tu trouves à dire? Est-ce que tu te rends un minimum compte de ce qu'il vient de se passer? Questionna Usami
     
    - Oui je m'en rend compte...
     
    - Alors pourquoi avoir fait ça? Pourquoi?! explosa-t-elle
     
    - Parce que... Je t'aime? Demanda le brun en détournant le regard.
     
    Le noiraude le regarda étonnée. Il l'aimait? Alors qu'elle l'avait évité pendant trois mois? Alors qu'ils s'étaient toujours disputés? Alors qu'elle avait été insupportable? Après tous ça il disait l'aimait?
     
    - Parce que.....Tu...... M'aimes.... Questionna sa camarade encore sous le choc.
     
     
    Il la releva et continua leur route suivit par la jeune femme. Désormais c'était lui qui évitait son regard à elle. Il finit quand même pas répondre à la lycéenne
     
    - Oui je t'aime....
     
    Elle sentit son coeur rater un battement. Ses joues semblaient avoir pris feu, mais elle ne s'y attarda pas plus. Elle attrapa la grande main chaude du brun. Elle entremêla ses doigts aux siens et dans un souffle avec un léger sourire collé aux lèvres chuchota :
     
    "Moi aussi...."
     
    Il avait l'air gêné et en même temps, il était soulagé d'être celui qu'elle aime.... Ainsi ils terminèrent leur chemin jusqu'à la maison de la demoiselle qui avant de refermer la porte de sa demeure, embrassa une fois, deux fois, trois fois, beaucoup de fois ce qui était désormais son petit ami.
     

    fin :)


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